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Le conseil communal de Tervuren a approuvé à l’unanimité un nouveau règlement qui, dans la pratique, obligera les habitants à payer jusqu’à 350 euros pour l’intervention d’un exterminateur privé agréé afin d’éliminer les nids de frelons asiatiques. L’époque où l’intervention des pompiers coûtait environ 80 euros semble désormais révolue.

Ce nouveau dispositif intervient alors que les services de secours s’apprêtent à cesser l’enlèvement des nids situés à moins de huit mètres à partir du 1er juin. Les habitants seront dès lors davantage orientés vers des exterminateurs agréés privés, dont les tarifs peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros par intervention.

Ancien bourgmestre et aujourd’hui échevin du bien-être animal Marc Charlier avait tenté de maintenir le système existant, dans lequel les pompiers facturaient 82,28 euros par intervention, dont 80 euros étaient remboursés par la commune. Ce mécanisme est désormais appelé à disparaître progressivement.

Écart de coûts pour les nids à moins de huit mètres

« Si les habitants doivent désormais recourir au secteur privé, les coûts peuvent rapidement atteindre plusieurs centaines d’euros », reconnaît M. Charlier. L’écart entre 80 et 350 euros n’est plus un détail administratif, mais une charge financière significative pour certains ménages, notamment lorsque les nids sont situés juste sous la limite des huit mètres.

Le frelon asiatique est une espèce invasive qui s’attaque aux abeilles et autres pollinisateurs, et peut se montrer agressif à proximité de son nid. L’espèce s’est largement répandue en Flandre ces dernières années, y compris à Tervuren.

Les nouvelles règles ont été saluées par l’opposition Groen+ Tervuren. « Nous faisons un pas important dans la bonne direction pour la nature, la biodiversité et la production alimentaire. C’est également une avancée pour les citoyens », a déclaré Elmo Peeters.

Des critiques estiment toutefois que la limitation des interventions des pompiers aux nids situés au-delà de huit mètres pourrait favoriser l’installation durable de l’espèce, les nids précoces étant généralement construits au ras du sol.

Au printemps, les reines construisent de petits nids primaires près du sol. Plus tard dans la saison, les colonies se déplacent vers des nids secondaires situés en hauteur dans les arbres, pouvant abriter plusieurs milliers d’individus.

Des « pièges à pots de chocolat » évoqués

Sur la prévention, M. Charlier indique que les services communaux capturent déjà environ 200 reines chaque année, mais rejette l’idée de fournir des pièges gratuits aux habitants. Il propose en revanche une alternative originale : des « pièges à pots de chocolat » faits maison.

« Si cela fonctionne, j’organiserai peut-être un concours », a-t-il plaisanté. « Celui qui capture le plus de frelons gagne un nouveau pot de pâte à tartiner. »

Marc Charlier, échevin chargé de l’aménagement du territoire, du logement, de la mobilité, de la culture, du bien-être animal et du patrimoine. ©Tervuren+

L’an dernier, les services de secours ont consacré 2.239 heures à la destruction de nids de frelons asiatiques dans 32 communes du Brabant flamand oriental, soit environ une intervention par heure en moyenne.

M. Charlier a également mis en garde contre les risques environnementaux liés aux méthodes de traitement. Selon lui, même de faibles quantités d’insecticides pourraient avoir des conséquences graves s’ils atteignent les cours d’eau.

La commune a prévu une enveloppe de 5.000 euros pour 2026. Les remboursements dépendront du budget disponible et de conditions strictes. Selon le règlement, les autres nids d’insectes, comme ceux des guêpes ou des frelons européens, ne sont pas éligibles.

Pour obtenir un remboursement, le nid doit être détruit par les pompiers ou par un exterminateur agréé. La demande doit être accompagnée d’une facture et d’une attestation précisant le lieu et confirmant qu’il s’agit bien de frelons asiatiques.

Le dispositif a été adopté à l’unanimité et est entré en vigueur le 8 mai 2026, avec effet rétroactif au 1er mars.

Frelon asiatique à Tervuren : ce qu’il faut savoir

La commune met en place un système de subvention pour aider les habitants à lutter contre le frelon asiatique invasif. La mesure intervient dans un contexte de préoccupations croissantes pour la biodiversité et les pollinisateurs.

Les habitants peuvent obtenir jusqu’à 80 euros par nid détruit, à condition que l’intervention soit réalisée par les pompiers ou un exterminateur agréé. La règle est claire : ne pas s’approcher du nid et ne pas intervenir soi-même.

Les nids suspects doivent être signalés via Vespa-Watch. En cas d’urgence, contacter les pompiers via 1722.be.

Plus d’informations : tervuren.be/aziatischehoornaar. En résumé : repérer, signaler, garder ses distances.

Contexte : pourquoi une intervention précoce est essentielle

Le frelon asiatique a été observé pour la première fois en Belgique en 2011. Le premier nid confirmé en Flandre date de 2016. Depuis, l’espèce s’est largement répandue, y compris à Tervuren.

Au printemps, les reines fondent de petits nids primaires près du sol. Plus tard, les colonies migrent vers des nids secondaires en hauteur, pouvant atteindre plusieurs milliers d’individus.

Carte Vespa-Watch des observations de frelons asiatiques à Tervuren.

La détection et l’élimination précoces des nids primaires sont considérées comme essentielles pour limiter la propagation de l’espèce. Une fois les nids secondaires établis, la lutte devient nettement plus complexe et coûteuse.

Les autorités et organismes environnementaux, dont Natuur en Bos, encouragent les signalements via Vespa-Watch, où les observations sont vérifiées avant intervention.

La responsabilité de l’élimination dépend de la localisation du nid, les propriétaires étant souvent tenus d’intervenir sur les terrains privés.

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Dafydd ab Iago est journaliste depuis près de trente ans, spécialisé principalement dans la politique européenne et internationale. « News desert désigne l’absence d’informations locales et de...