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Inutile de ressortir les patins cette année. Un bref épisode de froid ne suffira pas à faire renaître la ruée sur les étangs gelés de 2022, malgré quelques incursions de jeunes observées la semaine dernière.

Mauvaise nouvelle pour les amateurs d’hiver : les étangs de Tervuren ne devraient pas geler suffisamment en 2026 pour permettre la pratique du patinage. Malgré une baisse ponctuelle des températures jusqu’à –5 °C, les prévisions météorologiques européennes à 30 jours n’annoncent aucune période prolongée de gel. Selon les autorités flamandes, il faudrait plus d’une semaine de gel continu pour garantir une pratique sûre — des conditions qui ne sont pas réunies cet hiver.

La situation n’est pas sans rappeler celle de 2022. À l’époque, alors que la fatigue liée aux confinements liés au Covid était encore bien présente, de nombreux habitants avaient bravé l’interdiction et investi les étangs gelés. Même un échevin en fonction, rémunéré 59.882 euros par an, s’était joint au mouvement. Habitants et visiteurs bruxellois patinaient, se promenaient, improvisaient des matchs de hockey et buvaient du thé sur la glace. La police s’était retrouvée dans une situation délicate, chargée de faire respecter un règlement communal interdisant l’accès à la glace sur les « canaux, étangs, cours d’eau et bassins ». Les étangs de Tervuren sont bien concernés.

Étang gelé à Tervuren

À l’époque, le bourgmestre Marc Charlier (N-VA) n’avait guère d’autre choix que d’envoyer des policiers sur le terrain, malgré des conditions hivernales difficiles. Pour que la commune autorise officiellement l’accès aux étangs, l’épaisseur de la glace doit atteindre au moins 10 centimètres — un seuil qui ne devrait pas être atteint cet hiver.

Les obligations hivernales à Tervuren ne s’arrêtent pas aux plans d’eau. Le règlement communal impose aux riverains des voiries publiques de maintenir les trottoirs devant leur habitation en état de passage. Cela inclut le déneigement, la prévention du verglas et le dégagement des caniveaux et avaloirs.

Dans les immeubles à appartements, cette responsabilité incombe aux occupants du rez-de-chaussée, en priorité ceux dont le logement donne sur la rue. En cas de manquement, une amende pouvant aller jusqu’à 350 euros peut être infligée. En cas de chute, la responsabilité civile du résident peut également être engagée.

Le tout est supervisé par le bourgmestre Thomas Geyns, dont la rémunération annuelle s’élève à 99.881 euros, en plus de ses revenus d’avocat. Libéral flamand (Open VLD, Voor Tervuren) et chef de la police administrative communale, il est chargé de veiller à l’ordre public tout au long de l’année, y compris en période de gel. Le message est clair cet hiver : profitez du froid depuis la berge, dégagez les trottoirs et laissez les patins à la maison.